Les embouteillages urbains représentent l’un des défis majeurs du XXIe siècle, avec des conséquences directes sur l’économie, l’environnement et la qualité de vie des citoyens. À Paris, les automobilistes perdent en moyenne 138 heures par an dans les bouchons, selon une étude INRIX de 2022. Cette réalité pousse les villes à explorer des solutions innovantes basées sur l’intelligence artificielle, l’Internet des objets et les technologies de communication avancées. Les véhicules intelligents et les systèmes de transport connectés émergent comme des solutions prometteuses, capables de transformer radicalement notre approche de la mobilité urbaine en optimisant les flux de circulation et en réduisant significativement la congestion.
Technologies de communication V2X et optimisation du trafic urbain
Les technologies Vehicle-to-Everything (V2X) révolutionnent la gestion du trafic urbain en permettant aux véhicules de communiquer en temps réel avec leur environnement. Cette communication bidirectionnelle inclut les échanges Vehicle-to-Vehicle (V2V), Vehicle-to-Infrastructure (V2I), et Vehicle-to-Network (V2N), créant un écosystème interconnecté qui optimise automatiquement les flux de circulation.
Protocoles DSRC et C-V2X pour l’échange de données en temps réel
Le protocole Dedicated Short-Range Communications (DSRC) opère sur la bande de fréquence 5,9 GHz et permet des échanges de données ultra-rapides entre véhicules dans un rayon de 300 mètres. Cette technologie, développée spécifiquement pour les applications automobiles, offre une latence inférieure à 100 millisecondes, essentielle pour les applications de sécurité critique. Parallèlement, le Cellular Vehicle-to-Everything (C-V2X) utilise les réseaux cellulaires 4G et 5G pour étendre la portée de communication et intégrer des services cloud avancés.
L’avantage du C-V2X réside dans sa capacité à utiliser l’infrastructure cellulaire existante tout en offrant une évolutivité vers la 5G. Cette technologie permet aux véhicules de recevoir des informations sur les conditions de trafic plusieurs kilomètres à l’avance, facilitant ainsi l’optimisation proactive des itinéraires et la réduction des embouteillages avant qu’ils ne se forment.
Infrastructure RSU (road side units) et intégration 5G
Les Road Side Units constituent l’épine dorsale de l’infrastructure V2X, servant de points de communication stratégiques entre les véhicules et le système de gestion du trafic urbain. Ces unités, installées aux intersections et le long des axes principaux, collectent et transmettent des données sur les conditions de circulation en temps réel. L’intégration de la 5G multiplie les capacités de ces systèmes en offrant des débits jusqu’à 10 Gbps et une latence réduite à 1 milliseconde.
Cette infrastructure permet aux autorités urbaines de mettre en place des stratégies de gestion dynamique du trafic. Par exemple, une RSU peut détecter une congestion naissante et redistribuer automatiquement le trafic vers des routes alternatives en communiquant directement avec les systèmes de navigation embarqués. Cette approche préventive réduit considérablement la formation d’embouteillages et améliore la fluidité générale du trafic urbain.
Algorithmes de routage adaptatif basés sur les données véhiculaires
Les algorithmes de routage adaptatif exploitent la richesse des données générées par
les véhicules connectés pour proposer en continu les trajets les plus fluides. En analysant la vitesse moyenne, la densité de circulation, les arrêts intempestifs ou encore les freinages brusques, ces algorithmes ajustent les itinéraires en temps réel. Contrairement aux GPS classiques qui se basent uniquement sur l’historique de trafic, ils exploitent des données instantanées issues du V2X, limitant ainsi la création de nouveaux « points noirs » de circulation.
Concrètement, un système de routage adaptatif peut par exemple répartir automatiquement les flux entre plusieurs axes parallèles au lieu d’envoyer tous les véhicules sur la même rocade saturée. Il peut aussi tenir compte de la typologie des véhicules (bus, poids lourds, véhicules d’urgence, véhicules électriques) pour proposer des itinéraires adaptés. Résultat : une réduction des temps de parcours, mais aussi des « embouteillages fantômes » causés par des ralentissements en chaîne sans obstacle apparent.
Systèmes de priorisation dynamique aux intersections intelligentes
Les intersections représentent souvent les principaux goulots d’étranglement en ville. Grâce aux systèmes de priorisation dynamique, les feux de circulation ne suivent plus des cycles fixes, mais s’adaptent aux flux réels détectés par les capteurs et les véhicules connectés. Les bus, les tramways et les véhicules de secours peuvent ainsi bénéficier d’une « vague verte » pour traverser la ville plus rapidement, tout en limitant les perturbations pour les autres usagers.
Ce type de priorisation repose sur l’échange d’informations entre le véhicule et l’infrastructure : heure d’arrivée estimée à l’intersection, niveau de charge d’un bus, densité de trafic sur chaque branche du carrefour, présence de piétons ou de cyclistes. L’algorithme de contrôle des feux arbitre alors en temps réel pour minimiser le temps d’attente global. Dans certaines métropoles, cette logique permet déjà de réduire de 10 à 20 % le temps de parcours des transports en commun, tout en améliorant la régularité et en diminuant la congestion autour des carrefours les plus fréquentés.
Intelligence artificielle embarquée et prédiction des flux de circulation
Si la communication V2X permet de remonter d’énormes volumes de données, l’intelligence artificielle est indispensable pour les transformer en décisions utiles. L’IA embarquée dans les véhicules et dans les centres de contrôle du trafic joue désormais un rôle clé pour prédire les flux de circulation, anticiper les embouteillages et piloter les infrastructures urbaines. On passe ainsi d’une logique réactive (« on gère un bouchon existant ») à une approche prédictive (« on empêche le bouchon de se former »).
Réseaux de neurones convolutifs pour l’analyse de patterns de trafic
Les réseaux de neurones convolutifs (CNN), initialement popularisés pour la reconnaissance d’images, sont aujourd’hui largement utilisés pour analyser les patterns de trafic. Comment ? En considérant la ville comme une grille où chaque segment de route devient un « pixel » dont la valeur varie en fonction du débit, de la vitesse ou du taux de saturation. Les CNN apprennent alors à reconnaître les configurations typiques qui précèdent une congestion, comme on reconnaît un visage sur une photo.
Cette approche permet d’identifier des schémas complexes difficilement visibles à l’œil nu : interaction entre plusieurs carrefours, effet domino d’un incident mineur, montée progressive de la charge à l’approche d’un événement. Couplés à des données historiques et à des informations contextuelles (météo, travaux, manifestations), ces modèles offrent aux gestionnaires de trafic un « radar » prédictif capable d’alerter jusqu’à 30 minutes avant la formation d’un bouchon majeur. Les véhicules intelligents peuvent alors recevoir des recommandations d’itinéraires avant même que le ralentissement ne soit perceptible.
Machine learning et optimisation des itinéraires multimodaux
Le machine learning ne se limite pas à l’optimisation des trajets pour les voitures. Il joue aussi un rôle déterminant dans la gestion des itinéraires multimodaux combinant voiture, transports en commun, vélo, trottinette ou marche. L’objectif est simple : vous proposer, à chaque instant, la combinaison de modes la plus rapide, la plus fiable et la moins génératrice de congestion.
En apprenant des comportements réels des usagers (horaires habituels, tolérance aux correspondances, préférences environnementales), les algorithmes peuvent par exemple suggérer de laisser son véhicule dans un parking en périphérie pour terminer le trajet en tram, ou de passer à un trajet vélo lors de pics de pollution. Pour les villes, cela permet de mieux répartir la demande entre les différents modes, de soulager les axes les plus saturés et d’augmenter le remplissage des transports collectifs. À terme, ce type de recommandation personnalisée pourrait réduire significativement le nombre de voitures en centre-ville aux heures de pointe.
Capteurs LiDAR et vision par ordinateur pour la détection proactive
Dans les véhicules intelligents, les capteurs LiDAR, les caméras HD et la vision par ordinateur jouent le rôle d’yeux constamment ouverts sur la route. Ils détectent non seulement les obstacles, mais aussi les micro-variations de la circulation : une file qui commence à ralentir, un piéton hésitant, un cycliste qui change de trajectoire, un véhicule arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence. Ces informations sont ensuite partagées, via les systèmes connectés, avec les autres véhicules et les gestionnaires de trafic.
Imaginez une sorte de « sixième sens collectif » : lorsqu’une voiture autonome ou semi-autonome détecte un ralentissement soudain, elle peut adapter sa vitesse de façon douce et transmettre cette information aux véhicules qui la suivent. Les études menées dans le cadre du consortium CIRCLES ont montré qu’un pourcentage relativement faible de véhicules dotés de ce comportement intelligent suffisait à atténuer l’effet accordéon et à réduire de manière notable les embouteillages fantômes. Moins d’accélérations et de freinages brusques, c’est aussi moins de consommation de carburant et d’émissions de CO2.
Edge computing et traitement décentralisé des données de mobilité
Pour que toutes ces décisions soient prises en quelques millisecondes, il est impossible de tout envoyer vers un cloud centralisé. C’est là qu’intervient l’edge computing, qui consiste à traiter les données au plus près de leur source : à bord des véhicules, dans les RSU ou dans les armoires de contrôle des feux tricolores. Comme un cerveau local, chaque nœud de calcul analyse son environnement immédiat et ne remonte au cloud que les informations pertinentes.
Cette architecture décentralisée réduit la latence, augmente la résilience des systèmes et évite la saturation des réseaux. En cas de coupure de connexion, un carrefour équipé de capacités de calcul en edge peut par exemple continuer à adapter ses cycles de feux en fonction des flux détectés. À plus grande échelle, le cloud garde une vision globale et stratégique, tandis que l’edge prend en charge les arbitrages tactiques de seconde en seconde. Cette complémentarité est essentielle pour une circulation vraiment fluide et réactive.
Plateformes de gestion centralisée comme SUMO et AIMSUN
En parallèle de l’intelligence embarquée, les villes s’appuient sur des plateformes de simulation et de gestion centralisée comme SUMO, AIMSUN ou PTV Vissim pour concevoir, tester et optimiser leurs politiques de mobilité. Ces outils de microsimulation permettent de reproduire virtuellement des milliers de véhicules, de bus, de vélos et de piétons, puis d’évaluer l’impact de différents scénarios : modification d’un plan de feux, création d’une voie réservée, fermeture temporaire d’un axe, déploiement de véhicules autonomes, etc.
Avant d’être mis en œuvre sur le terrain, les algorithmes de régulation du trafic peuvent ainsi être testés de façon intensive, dans des conditions variées, y compris en simulant des comportements humains parfois imprévisibles. Les études comme celles conduites par l’Université Gustave Eiffel dans le cadre de CIRCLES montrent combien ces simulateurs multi-agents sont précieux pour développer une IA « socialement viable », c’est-à-dire qui fluidifie le trafic sans générer de comportements perçus comme dangereux ou irritants par les conducteurs humains.
Systèmes de transport intelligent collaboratif et platooning
Au-delà des véhicules individuels, une autre piste prometteuse pour réduire les embouteillages urbains repose sur le transport collaboratif et le platooning. Ce concept consiste à faire circuler plusieurs véhicules en convoi rapproché, coordonnés par des systèmes de communication et de contrôle automatiques. Les poids lourds, les bus ou même les voitures particulières peuvent ainsi rouler à vitesse stabilisée avec des distances inter-véhicules réduites, tout en conservant un haut niveau de sécurité.
Le platooning présente plusieurs avantages pour la fluidité du trafic : il lisse les vitesses, réduit les changements de voie et limite les variations brusques qui engendrent l’effet accordéon. Sur autoroute, des tests ont montré des gains de capacité de l’ordre de 10 à 20 % sur certaines sections. En milieu urbain et périurbain, l’idée est de combiner ces convois avec des couloirs dédiés ou des créneaux horaires spécifiques pour les flottes logistiques, afin de limiter leur impact sur le trafic général. Là encore, la clé réside dans la communication V2X et dans l’IA embarquée, qui coordonnent les accélérations, freinages et insertions.
Infrastructure IoT urbaine et feux de circulation adaptatifs
Les véhicules intelligents ne peuvent tenir leurs promesses que s’ils évoluent dans une ville, elle aussi, intelligente. L’infrastructure IoT urbaine joue un rôle central : capteurs, caméras, réseaux de communication, plateformes de données… Autant de briques qui permettent de transformer des feux de signalisation passifs en feux adaptatifs capables de réagir au moindre changement de trafic. Pour les usagers, cela se traduit par moins d’arrêts, des temps d’attente plus prévisibles et une réduction globale de la congestion.
Capteurs magnétiques et boucles inductives pour la détection véhiculaire
Les capteurs magnétiques et les boucles inductives, intégrés dans la chaussée, constituent depuis longtemps un standard pour la détection des véhicules. Aujourd’hui, ils sont réinventés dans le cadre des systèmes de transport intelligent. Reliés à des contrôleurs modernisés, ils fournissent en continu des données sur le nombre de véhicules, leur vitesse et leur temps d’occupation de la voie. Ces informations alimentent ensuite les algorithmes qui ajustent les cycles de feux.
Par rapport à la vidéosurveillance classique, ces capteurs offrent une grande précision, résistent aux intempéries et préservent mieux la vie privée des usagers. Combinés à des capteurs pour vélos ou bus, ils permettent de mieux prioriser les modes les plus vertueux et de détecter plus finement les situations à risque (embouteillage en remontée de file, blocage de carrefour, stationnement illicite). Vous l’aurez compris : derrière un feu qui passe au vert « au bon moment », se cache souvent un réseau discret de capteurs IoT.
Algorithmes SCATS et SCOOT pour l’optimisation des cycles lumineux
Pour exploiter au mieux ces données, de nombreuses villes utilisent des systèmes adaptatifs éprouvés, comme SCATS (Sydney Coordinated Adaptive Traffic System) ou SCOOT (Split Cycle Offset Optimisation Technique). Ces algorithmes analysent en temps réel les niveaux de saturation des différentes branches d’un carrefour et ajustent automatiquement la durée des phases de vert, l’ordre de passage ou les décalages entre intersections successives.
On peut les comparer à un chef d’orchestre qui modifie la partition en fonction de l’intensité du concert. Lorsque le trafic augmente brusquement sur un axe, le système peut allonger les temps de vert pour ce flux tout en réduisant ceux des branches moins chargées. À l’échelle d’un corridor entier, ces réglages dynamiques créent des « ondes vertes » qui réduisent le nombre d’arrêts et uniformisent la vitesse de circulation. Plusieurs études indiquent que l’adoption de SCATS ou SCOOT peut réduire les temps de parcours de 10 à 30 % et diminuer sensiblement la consommation de carburant.
Réseaux de capteurs sans fil et protocoles LoRaWAN
Pour connecter l’ensemble de ces capteurs et équipements, les villes s’appuient de plus en plus sur des réseaux de capteurs sans fil basés sur des protocoles comme LoRaWAN. Ces technologies permettent de déployer rapidement des milliers de points de mesure à faible consommation énergétique, sans infrastructure filaire lourde. Elles sont particulièrement adaptées pour surveiller le stationnement, le trafic dans les rues secondaires ou encore les flux piétons et cyclistes.
Grâce à LoRaWAN, un simple capteur de place de stationnement ou de comptage de véhicules peut remonter ses données plusieurs fois par minute vers une plateforme centrale, avec une autonomie de batterie de plusieurs années. Les gestionnaires de trafic disposent ainsi d’une vision beaucoup plus fine du réseau, au-delà des seuls grands axes. Ces informations enrichissent les modèles de prédiction, alimentent les applications citoyennes et permettent d’ajuster plus précisément les plans de feux ou les mesures de régulation (zones 30, rues scolaires, voies réservées, etc.).
Intégration des données météorologiques et événementielles
Le trafic urbain ne dépend pas uniquement du nombre de véhicules : la météo, les événements sportifs, les concerts, les travaux ou encore les pics touristiques ont un impact souvent massif sur la circulation. Intégrer ces données événementielles dans les systèmes de gestion du trafic est donc indispensable pour anticiper les congestions et adapter les stratégies en conséquence.
Concrètement, une plateforme de mobilité intelligente peut par exemple réduire la vitesse maximale autorisée et allonger certains temps de rouge en cas de chaussée glissante, ou au contraire renforcer la priorité des transports en commun les jours de grands événements. Les panneaux à messages variables et les applications mobiles peuvent informer en amont les usagers des perturbations attendues et des itinéraires conseillés. En combinant ces signaux faibles à l’analyse en temps réel des flux, les villes gagnent en agilité et en capacité de réaction face aux aléas.
Applications de mobilité partagée et réduction de la congestion
Les véhicules intelligents et l’infrastructure connectée ne suffiront pas, à eux seuls, à absorber une croissance illimitée du trafic. Pour réduire durablement les embouteillages, il est également nécessaire de jouer sur la demande de mobilité, en encourageant le partage plutôt que la possession individuelle. C’est tout l’enjeu des applications de mobilité partagée : covoiturage dynamique, autopartage, free-floating, Mobility as a Service (MaaS), intégration parking + transport collectif, etc.
Grâce aux données temps réel et à l’IA, ces services peuvent mettre en relation des usagers ayant des trajets similaires, optimiser le remplissage des véhicules et proposer des alternatives crédibles à la voiture individuelle. Par exemple, une flotte de navettes à la demande peut être pilotée de manière à desservir efficacement des zones peu denses tout en évitant les trajets à vide. Des solutions de stationnement intelligent, comme les centres de mobilité et les systèmes de guidage vers les places disponibles, limitent quant à elles le trafic de « recherche de place », qui représente jusqu’à 10 % de la circulation dans certains quartiers.
En réconciliant données de trafic, offre de transport et comportements des usagers, la mobilité partagée devient un levier concret pour diminuer le nombre de véhicules en circulation tout en maintenant, voire en améliorant, le niveau de service.
Défis techniques et cybersécurité des véhicules connectés
Derrière cette vision de mobilité urbaine fluide et connectée se cachent toutefois des défis techniques et organisationnels majeurs. L’interopérabilité entre systèmes hétérogènes, la qualité des données, la robustesse des réseaux, la maintenance d’infrastructures complexes ou encore l’acceptabilité sociale des véhicules autonomes sont autant de points de vigilance. Les collectivités doivent aussi composer avec des budgets limités et des cycles d’investissement longs, alors que les technologies évoluent très rapidement.
La cybersécurité des véhicules connectés et des infrastructures V2X constitue un enjeu central. Comment garantir que les messages échangés entre véhicules et feux tricolores ne puissent pas être falsifiés ? Comment protéger les données de localisation des usagers tout en exploitant leur valeur pour la gestion du trafic ? Les normes de sécurité, le chiffrement des communications, l’authentification forte des équipements et les mécanismes de mise à jour à distance (over-the-air) sont des briques indispensables pour bâtir la confiance.
Enfin, les villes doivent veiller à ce que cette transformation numérique reste inclusive et durable. Cela implique de penser la place des piétons et des cyclistes, de limiter l’empreinte énergétique des infrastructures numériques, et d’associer les citoyens aux choix d’aménagement. La bonne nouvelle, c’est que les retours d’expérience se multiplient dans le monde entier : en s’inspirant des projets pilotes réussis et en avançant par étapes, les collectivités peuvent progressivement tirer parti des véhicules intelligents et des transports connectés pour réduire les embouteillages, sans sacrifier la sécurité ni la qualité de vie urbaine.
